Depuis dix-sept ans, pour parler à quelqu’un sur WhatsApp, il fallait son numéro de téléphone. Ça change. Meta a ouvert la réservation des noms d’utilisateur, ces pseudos qui permettent d’être joint sans jamais dévoiler son 06. La fonction se déploie pays par pays dans les mois qui viennent, et comme il y a trois milliards de personnes sur l’appli, beaucoup de pseudos vont forcément se télescoper. D’où la réservation anticipée : premier arrivé, premier servi.
Le principe est simple. Une fois les pseudos activés, quand vous écrivez à quelqu’un pour la première fois, cette personne ne voit plus votre numéro, juste votre nom d’utilisateur. Pas d’annuaire, pas de suggestions, aucun moteur de recherche interne : il faut connaître le pseudo exact pour démarrer une conversation. Autant dire que personne ne tombera sur vous par hasard.
WhatsApp ajoute même une deuxième serrure, optionnelle, la clé de nom d’utilisateur. C’est un code à quatre chiffres qu’un inconnu doit connaître, en plus de votre pseudo, pour avoir le droit de vous envoyer un premier message. Pratique si vous affichez votre identifiant en public et que vous ne voulez pas récolter des messages non sollicités à la pelle.
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Côté réglages, ça se passe dans Paramètres puis Compte, rubrique Nom d’utilisateur. Le pseudo fait de 3 à 35 caractères, accepte les lettres minuscules, les chiffres, les points et les tirets bas, avec au moins une lettre, et refuse les mentions www ou les fausses adresses de site en .com. Les créateurs, petites entreprises et associations peuvent récupérer leur identifiant Instagram ou Facebook pour garder la même vitrine partout.
Un détail quand même : le numéro de téléphone reste obligatoire pour créer un compte. On le masque aux autres, on ne s’en débarrasse pas. WhatsApp garde donc son ancrage historique tout en rattrapant un retard que Telegram et Signal avaient comblé depuis longtemps, eux qui proposent les pseudos depuis des années.
Pour la France, où WhatsApp est le deuxième réseau le plus utilisé derrière Facebook et devant Instagram, le pseudo change surtout une habitude bien ancrée : filer son numéro à un vendeur, à un inconnu, à un contact croisé en soirée. Bientôt, un simple arobase suffira. La bascule se fera au compte-gouttes, région par région, donc il faudra sans doute patienter un peu avant que ça débarque par chez nous.
Crédit photo : WhatsApp
