20 octobre 2026
Captures d'écran du panier universel de Google montrant des produits de plusieurs marchands et le paiement via Google Pay

Google range tous vos paniers d’achat au même endroit, et c’est son IA qui tient la caisse

Google a ouvert mercredi 15 octobre son Universal Cart à tous les internautes américains, pile avant la ruée des fêtes. L’idée est simple à énoncer et un peu vertigineuse à l’usage : un seul panier, rempli depuis n’importe quel marchand, consultable aussi bien dans la recherche Google que dans l’appli Gemini.

Jusqu’ici, faire ses cadeaux de Noël en ligne, c’était jongler entre quinze onglets, autant de paniers abandonnés et des codes promo qu’on cherche à la dernière minute. Là, vous repérez une lampe chez un vendeur, une paire de baskets chez un autre, un coffret beauté chez un troisième, et tout atterrit dans le même endroit. Ce que vous mettez de côté depuis le mode IA de la recherche se retrouve dans Gemini, et inversement. Les deux restent synchronisés.

Derrière, Google s’appuie sur son Shopping Graph, une base maison qui recense plus de 60 milliards de fiches produits. C’est elle qui vous prévient quand un article baisse de prix ou revient en stock. Le panier va même plus loin : il affiche les codes de réduction qui s’appliquent et vous souffle quelle carte bancaire utiliser pour grappiller le meilleur cashback. On est loin du simple caddie virtuel.

Google Nest Hub 2e génération

Puisqu’on parle d’un Google qui veut gérer vos achats, autant avoir son assistant à portée de voix dans le salon :

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Le plus parlant, c’est le passage en caisse. Vous pouvez payer directement via Google Pay sans jamais quitter la page, ou basculer vers le site du marchand si vous préférez. Nike, Sephora, Target, Walmart, Wayfair, Ulta Beauty et une flopée de boutiques Shopify jouent déjà le jeu. Google parle d’achat « agentique », sa façon de dire que l’IA ne se contente plus de vous montrer des produits : elle gère la transaction.

Il y a de quoi se réjouir pour qui déteste perdre du temps, mais aussi de quoi froncer les sourcils. Plus Google centralise vos achats, plus il sait précisément ce que vous convoitez, ce que vous hésitez à acheter, et combien vous êtes prêt à mettre. Le confort a un prix, et il se paie en données.

Pour l’instant, tout ça reste cantonné aux États-Unis. Aucune date n’a été annoncée pour la France ou l’Europe, où l’encadrement du ciblage publicitaire et des paiements est autrement plus serré. On regardera donc ça de loin, en se demandant surtout quand le Père Noël de Mountain View franchira l’Atlantique.

Crédit photo : Google

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