Google vient d’ouvrir Gemini dans Chrome à tous les utilisateurs Android aux États-Unis. Depuis le 18 août, l’assistant maison n’est plus réservé à une poignée de testeurs sur ordinateur, il débarque directement dans le navigateur mobile de tout le monde, outre-Atlantique du moins.
Jusqu’ici, Gemini dans Chrome se contentait de résumer une page ou de répondre à vos questions sur ce que vous étiez en train de lire. Utile, mais passif. La vraie nouveauté porte un nom un peu inquiétant, Auto Browse. Là, on change de registre. Le navigateur ne se contente plus de vous parler, il agit à votre place.
Concrètement, vous lui donnez une instruction en langage courant et il se débrouille pour la mener à bout, en cliquant lui-même sur les sites. Réserver une place de parking pour un concert, renouveler une commande que vous passez tous les mois, reconstituer un itinéraire de voyage en piochant sur plusieurs pages, tout ça sans que vous ayez à naviguer vous-même de bouton en bouton. C’est un peu comme si vous confiiez la souris à quelqu’un d’autre.
Cette partie agentique reste réservée aux abonnés payants, Google AI Pro et AI Ultra. La version gratuite garde l’assistant qui lit et résume, mais pas celui qui exécute.
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Forcément, laisser une IA cliquer toute seule sur le web pose quelques questions. Google assure que ses modèles sont entraînés à repérer les pièges, notamment les injections de prompt, ces messages cachés dans une page qui tentent de détourner l’assistant à votre insu. Et pour les actions sensibles, un achat, un paiement, Auto Browse s’arrête et vous demande de confirmer avant de valider. On veut bien le croire, mais il faudra voir comment ça tient en conditions réelles.
Ce qui frappe quand même, c’est la direction que prend Google. Le navigateur, cet outil qu’on ouvre cent fois par jour sans y penser, devient une sorte de majordome numérique qui fait les corvées à notre place. Pratique sur le papier. Sauf que ça veut dire donner à Gemini un accès très large à tout ce que vous faites en ligne.
Pour l’instant, tout ceci reste cantonné aux États-Unis. En France, on attend, comme souvent. Le temps que le cadre européen se cale, on aura sans doute le loisir de regarder les Américains essuyer les plâtres. Ça tombe plutôt bien.
Crédit photo : Google
