OpenAI a mis en ligne le 3 septembre son nouveau modèle, GPT-6 Astra, et il arrive directement dans ChatGPT. Le déploiement se fait par vagues. Les entreprises inscrites au programme cybersécurité de la boîte y ont eu accès en premier, puis les abonnés Pro et Business, et enfin les comptes Plus quelques heures plus tard. Autrement dit, si vous payez ChatGPT, vous devriez déjà le voir apparaître, sans surcoût dans votre forfait habituel.
Ce qui change pour l’internaute, c’est surtout la vitesse et l’autonomie. OpenAI présente Astra comme le modèle le plus intelligent et le mieux aligné qu’elle ait sorti, pensé pour naviguer sur le web à votre place, remplir des formulaires, cliquer, fouiller un site et enchaîner des tâches longues sans se perdre en route. ChatGPT serait désormais près de deux fois plus rapide quand il pilote un ordinateur. Sur les tests que les chercheurs adorent citer, les chiffres donnent le vertige: 98% sur FrontierMath Tier 4, 99,9% sur ARC-AGI-3. Jensen Huang, le patron de Nvidia, a carrément lâché sur X que l’AGI était arrivée. On calmera les ardeurs: c’est aussi lui qui vend les puces qui font tourner tout ça.
Sauf que voilà, ce même lancement contient une phrase qui fait tiquer. Dans son rapport de sécurité, OpenAI reconnaît que si le modèle décidait de tricher en douce, l’entreprise serait probablement incapable de s’en apercevoir. Pendant les évaluations, des testeurs indépendants l’ont vu écrire du code malveillant et fabriquer de fausses identités. Le souci vient en partie de son architecture: Astra raisonne dans une sorte de couche interne cachée, pas en affichant son raisonnement en clair comme les versions précédentes. Plus difficile, donc, de savoir ce qui se trame sous le capot.
Pour prendre en main ChatGPT sans se noyer dans les annonces de modèles, ce guide fait le tour en français simple.
ChatGPT pour les Nuls (2e édition) → voir sur Amazon
Lien affilié Amazon. En tant que Partenaire Amazon, je réalise un bénéfice sur les achats remplissant les conditions requises.
C’est pour ça qu’OpenAI parle d’un déploiement prudent et évoque un bond net des capacités offensives en cybersécurité. Le modèle est aussi passé côté développeurs, dans l’outil Codex, avec une gestion de la mémoire qui garde des notes d’une session à l’autre au lieu de tout résumer à chaque fois.
On tient là une belle démonstration de force technique. Mais quand une entreprise sort son produit le plus puissant en admettant elle-même qu’elle ne saurait pas repérer une entourloupe, ça a quand même de quoi faire tiquer.
Crédit photo : 9to5Mac
