Chaque année, c’est la même rengaine, et chaque année on retombe dessus. Malgré les mises en garde répétées, une bonne partie des Français continue de protéger ses comptes avec des mots de passe qu’un enfant devinerait. Le classement 2024 des pires combinaisons vient de tomber, et il fait un peu peur.
En tête de liste, les grands classiques indéboulonnables : « 123456 », « password », « qwerty ». Des suites qui ne demandent aucun effort, et qui restent pourtant parmi les plus utilisées. On trouve aussi des variantes à peine plus longues, comme « 123456789 », tout aussi inutiles face à un pirate.
À côté de ces basiques, l’étude pointe des mots de passe plus personnels, qui en disent long sur leurs propriétaires. On croise des choses comme « jesuisuneboulette » ou « football2024 ». Ça paraît malin et unique, sauf que ça ne l’est pas du tout. Les logiciels de piratage modernes testent des millions de combinaisons en quelques secondes, et ce genre de mot de passe tombe presque aussi vite que « azerty ».
Pourquoi cette obstination ? La réponse tient en un mot : la facilité. Dans un quotidien où tout va vite, beaucoup préfèrent un code mémorisable en une seconde à une vraie protection. Le problème, c’est que ce petit confort peut coûter cher : compte piraté, données revendues, parfois de l’argent qui s’évapore. Le calcul est vite déséquilibré.
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La bonne nouvelle, c’est qu’il n’y a rien de compliqué à faire mieux. La base, c’est un mot de passe long et varié, qui mélange majuscules, minuscules, chiffres et caractères spéciaux. Un truc du genre « M@fekuh6(deg! » résistera infiniment mieux que « lapinblanc ». Et surtout, on évite les infos faciles à trouver, comme une date de naissance ou le nom du chat, que n’importe qui peut récupérer sur vos réseaux.
L’autre réflexe à prendre, c’est la double authentification. En plus du mot de passe, on vous demande un code envoyé sur votre téléphone. Même si quelqu’un met la main sur votre mot de passe, il reste bloqué à la porte. Ça vaut le coup de l’activer partout où c’est possible, en priorité sur les comptes liés à l’argent et aux réseaux sociaux.
Reste le casse-tête de la mémoire. Personne ne peut retenir cinquante mots de passe complexes, et c’est exactement le rôle d’un gestionnaire de mots de passe : il les génère, les stocke et vous prévient même en cas de fuite. Adopter ces quelques habitudes ne prend pas longtemps, et change tout. Pour aller plus loin sans jargon, un guide d’hygiène numérique au quotidien fait un excellent point de départ.
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