Tinder vient de lancer Group Hangouts, une fonction qui fait basculer l’appli du tête-à-tête vers la sortie collective. L’idée est simple sur le papier : vous montez un groupe avec au moins deux amis, vous choisissez une activité, et votre petite bande apparaît dans le fil de l’appli à côté des profils individuels. Les autres groupes vous likent, vous les likez, et quand ça matche des deux côtés, Tinder ouvre une conversation commune pour organiser la sortie.
Un groupe peut réunir jusqu’à quinze personnes, et il n’a pas besoin d’être équilibré : rien n’oblige à jouer trois contre trois. La fonction est gratuite, elle se gère depuis les réglages du compte, et elle s’affiche en haut de l’écran d’accueil là où elle est déployée.
Ce n’est pas vraiment une surprise. Tinder construit cette brique sur Double Date, sortie en juin 2025, qui permettait déjà de matcher à deux contre deux. Et les chiffres de Double Date expliquent pourquoi l’appli insiste : 90 % des utilisateurs qui s’en sont servi avaient moins de trente ans, et les échanges entre matchs ont grimpé de 35 %. Autrement dit, les jeunes célibataires adorent arriver avec leurs potes plutôt que de se retrouver seuls face à un inconnu.
Puisqu’on parle de sortir en bande, un jeu pour briser la glace une fois tout le monde réuni :
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Mark Kantor, le directeur produit, ne cache pas l’ambition : d’après lui, Group Hangouts pourrait devenir l’une des choses les plus amusantes jamais construites sur Tinder. On verra. Le pari derrière tout ça, c’est de dédramatiser la rencontre. Un premier rendez-vous en solo, ça ressemble vite à un entretien d’embauche. À plusieurs, autour d’une activité, la pression retombe, et c’est clairement l’angle que vend Tinder.
La vraie question, c’est le calendrier. Pour l’instant, Group Hangouts démarre aux États-Unis et sur quelques marchés choisis, le reste suivra bientôt, sans date précise. La France devra donc patienter, comme souvent avec ces déploiements maison.
Et puis il y a le contexte. Tinder traîne depuis des mois une image d’appli fatiguée, désertée par une partie des jeunes qui lui reprochent des rencontres trop mécaniques. Miser sur le collectif et le monde réel, c’est une façon de répondre à ceux qui trouvaient le swipe en solo un peu déprimant. Est-ce que draguer en bande va suffire à relancer la machine ? Pas sûr, mais l’idée a au moins le mérite d’être plus vivante que l’énième variation du swipe.
Crédit photo : Tinder
