Bluesky a profité de la scène du TechCrunch Disrupt, jeudi dernier, pour poser la question qui fâche tout le monde dans les réseaux sociaux : comment gagner de l’argent sans vous coller de la publicité partout. La réponse du réseau décentralisé tient en un mot, les paiements. Dans les prochains mois, vous pourrez acheter, vendre et lever des fonds directement depuis la plateforme.
L’idée, c’est de récupérer ce qui se passe déjà sous le manteau. Les gens font du commerce et des cagnottes sur Bluesky, sauf que tout ça transite aujourd’hui par des liens externes, Patreon, PayPal, Ko-fi et compagnie. Bluesky veut intégrer la brique de paiement dans le tissu même du réseau, et pas seulement dans son application maison. Comme le protocole AT est ouvert, la fonction marcherait aussi dans les applications tierces bâties par-dessus, ce qui change pas mal la donne pour les développeurs qui gravitent autour.
Derrière cette stratégie, un nouveau patron. Toni Schneider a pris la direction générale en mars 2026, avec Rose Wang à l’exploitation. Schneider arrive d’Automattic, la maison derrière WordPress, et il ne s’en cache pas : son modèle, c’est cet écosystème à dix milliards de dollars où une partie revient à la maison mère et où le reste redescend vers tous les acteurs qui le font vivre. L’argument est limpide, la valeur créée doit revenir à ceux qui la créent, les utilisateurs et les créateurs, pas à des annonceurs.
Puisque Bluesky veut que la valeur revienne aux créateurs, un guide pour s’y mettre dès maintenant.
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Rose Wang a rappelé au passage le statut un peu particulier de Bluesky, une Public Benefit Corporation, une société à mission si vous préférez, censée garder son objectif social au centre de ses décisions plutôt que la seule rentabilité. Sur le papier, ça colle bien avec le discours anti-pub.
Reste que le réseau, avec ses dizaines de millions d’inscrits, joue gros. Jusqu’ici Bluesky vivait surtout sur sa promesse d’ouverture face à un X devenu infréquentable pour beaucoup. Il lui faut maintenant trouver des revenus sans trahir cette promesse, et les paiements sont le premier vrai test grandeur nature. Aucune date précise, aucune mention de commission prélevée pour l’instant, deux détails qui diront pourtant tout de la sincérité du projet. On regardera ça de près quand la fonction arrivera vraiment.
Crédit photo : Bluesky
