OpenAI a mis à jour le générateur d'images de ChatGPT le 4 novembre, et la nouveauté qui va parler au plus grand nombre, c'est la création de GIF. Vous demandez une petite animation qui tourne en boucle, un logo qui pulse, un personnage qui fait coucou, et l'assistant vous la sort directement dans la conversation. Vous pouvez même régler la vitesse de lecture, histoire d'accélérer ou de ralentir la boucle.
Jusqu'ici, ChatGPT savait produire des images fixes, pas des animations. Le GIF, ce format un peu daté qui refuse de mourir et qui fait tout le sel des conversations de groupe, entre donc dans la boîte à outils. De quoi se bricoler un sticker animé ou un mème maison sans ouvrir le moindre logiciel.
L'autre ajout est plus discret mais sans doute plus utile au quotidien : les images de référence enregistrées. Le principe, vous sauvegardez une photo une bonne fois, celle de votre chien par exemple, et vous la rappelez dans n'importe quelle discussion suivante sans la réimporter. « Refais-moi mon chien en aquarelle » devient possible des semaines plus tard, l'assistant retrouve l'image dans ses tiroirs. Pratique pour garder un personnage ou un style cohérent d'une création à l'autre.
Et pour celles et ceux qui préfèrent tenir le crayon plutôt que de le confier à l'IA, une tablette graphique reste la valeur sûre pour dessiner directement sur l'ordinateur.
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Sous le capot, OpenAI a aussi musclé la machine. Deux nouveaux modèles arrivent côté développeurs, l'un taillé pour la vitesse, qui crache une image en six secondes environ, l'autre pour la qualité, avec une meilleure constance dans les retouches et la possibilité d'exporter en SVG, ce format vectoriel qui ne pixellise pas quand on l'agrandit. OpenAI parle globalement d'une génération à peu près moitié plus rapide qu'avant.
Le déploiement se fait progressivement, pour les utilisateurs de ChatGPT et de Codex sur le web, l'ordinateur et le mobile. Rien n'indique de restriction par pays, mais comme souvent, tout le monde ne verra pas la fonction arriver le même jour, et OpenAI n'a communiqué aucun tarif pour les deux nouveaux modèles réservés aux développeurs.
Reste la question qui fâche, celle des droits. Générer en deux secondes un GIF animé d'un personnage connu, c'est amusant, mais ça déplace encore un peu plus le curseur du côté des ayants droit, déjà remontés contre les images d'IA. Pour l'internaute lambda qui veut juste animer une photo de vacances, en tous cas, c'est un gadget plutôt réussi.
Crédit photo : OpenAI




