OpenAI a ajouté le 16 octobre une fonction Slides à ChatGPT, qui transforme une simple conversation en diaporama complet. Vous décrivez ce que vous voulez, l’outil monte les diapos, vous retouchez derrière. C’est aussi bête que ça, et c’est précisément ce qui doit faire grincer des dents du côté de Microsoft et de Google.
L’idée tient en une phrase : plus besoin d’ouvrir PowerPoint pour bâtir une présentation. Vous partez d’une discussion, de fichiers que vous avez déposés ou d’un plan vite griffonné, et ChatGPT construit l’ensemble. Vous pouvez même lui montrer un diaporama existant pour qu’il en copie le style et la mise en page.
Une fois les diapos posées, rien n’est figé. Vous modifiez le texte, les images, les formes et les graphiques à la main, ou vous laissez l’IA s’en charger. Et comme la fonction vit dans Space, l’espace de travail partagé lancé fin septembre, plusieurs personnes peuvent bosser sur le même deck en même temps et laisser des commentaires, à la manière de Google Slides.
Là où ça devient vraiment intéressant pour l’internaute, c’est la sortie. Depuis le web, vous exportez votre présentation en PowerPoint, en PDF ou directement vers Google Slides. Sur l’application de bureau, elle s’ouvre dans PowerPoint ou Keynote si le logiciel est installé. Vous pouvez aussi la projeter sans jamais quitter ChatGPT. OpenAI ne cherche donc pas à vous enfermer, il s’invite juste au beau milieu de vos outils habituels.
Pour piloter vos diapos, ChatGPT ou pas, une bonne vieille télécommande reste bien pratique :
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Slides n’arrive pas seul. Il complète Pages, le traitement de texte maison, et s’appuie sur Space. ChatGPT ressemble de plus en plus à une suite bureautique complète, celle que personne n’attendait vraiment de la part d’un chatbot. Fin septembre déjà, la presse américaine parlait d’un assaut frontal contre Microsoft Office.
Reste le petit caractère. La nouveauté se déploie seulement pour les comptes Pro, Business et Enterprise disposant d’un accès à Space. Un abonnement payant classique ne suffit donc pas forcément, il faut la bonne formule. Les particuliers avec un compte gratuit devront patienter, comme souvent chez OpenAI qui sert d’abord ses clients professionnels.
Pour le coup, la bascule est logique. Monter un diaporama reste une corvée universelle, et confier le squelette à une IA pour ne garder que la retouche, beaucoup vont dire oui sans hésiter. Microsoft et Google, eux, savent très bien qui vient manger dans leur assiette.
Crédit photo : TechCrunch
