Régler l’iPhone d’un enfant tient aujourd’hui du parcours du combattant, avec des réglages éparpillés un peu partout. Apple promet d’y remédier avec iOS 27, iPadOS 27 et macOS 27, attendus à l’automne : comptes enfants plus simples, navigation web sur autorisation et un Temps d’écran repensé.
Première brique, le compte enfant. Présenté à la WWDC en juin, il devient obligatoire avant 13 ans et disponible jusqu’à 18 ans. Dès la configuration de l’appareil, les parents sont guidés pas à pas et peuvent démarrer avec quelques applications de base, une sélection recommandée par Apple ou leur propre liste. Les protections s’activent ensuite automatiquement selon l’âge déclaré : sites pour adultes bloqués, App Store filtré, demande d’achat maintenue avant 13 ans.
La vraie nouveauté s’appelle Ask to Browse. Chaque site inconnu déclenche une demande d’autorisation dans Safari, que le parent valide ou refuse depuis son propre iPhone. La fonction est active par défaut avant 13 ans, sur iPhone, iPad et Mac.
Même logique pour les contacts : l’enfant devra obtenir une approbation avant d’échanger avec un nouveau correspondant dans Messages, FaceTime ou par téléphone. Apple renforce aussi sa Sécurité des communications, qui floutait déjà la nudité dans les photos reçues et bloquera désormais les images violentes, le tout activé d’office pour les moins de 18 ans.
Le Temps d’écran, longtemps moqué pour ses bugs et ses demandes qui ne se synchronisaient jamais, a droit à une refonte complète : un tableau de bord clair avec l’usage moyen et les applications les plus ouvertes, des réglages ajustables en deux gestes.
L’iPad, appareil familial par excellence, sur lequel ces nouveaux reglages parentaux s’appliqueront :
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Apple ajoute les Time Allowances, des enveloppes de temps par catégorie comme les jeux, le divertissement ou les réseaux sociaux, avec des plannings quotidiens et des recommandations par âge élaborées avec l’American Academy of Pediatrics. Plutôt que de tout couper d’un bloc, on module.
C’est la première fois depuis le lancement de Temps d’écran en 2018 qu’Apple reprend le sujet à la racine. Le calendrier n’a rien d’un hasard : les lois sur la vérification d’âge se multiplient aux États-Unis, et les régulateurs poussent un peu partout.
Reste la vraie question, celle de la fiabilité. Une demande d’autorisation qui n’arrive pas, c’est un enfant bloqué et un parent agacé. Sur le papier, c’est sans doute la mise à jour familiale la plus utile qu’Apple ait présentée depuis des années. Rendez-vous à l’automne pour la vérité du terrain.
Crédit photo : Illustration générée par IA
