7 août 2026
Logo de Meta, maison mère de Facebook et Instagram

Un juge américain impose à Meta un plafond de 90 heures par mois pour les ados

Un tribunal du Nouveau-Mexique vient de condamner Meta à verser 567 millions de dollars supplémentaires, et surtout à brider concrètement l’usage de Facebook et Instagram par les adolescents. La décision est tombée cette semaine, rendue par le juge Bryan Biedscheid, à Santa Fe.

L’amende s’ajoute aux 375 millions déjà prononcés en mars. Le total grimpe donc à 942 millions de dollars. Mais le plus marquant n’est pas là.

Le juge a estimé que les plateformes de Meta constituaient une « nuisance publique » et jouaient un rôle important dans la crise de santé mentale chez les jeunes. Du coup, il impose une série de garde-fous pour les utilisateurs de moins de 18 ans dans l’État, à appliquer sur cinq ans.

Le plus spectaculaire, c’est un plafond. 90 heures par mois maximum sur Facebook et Instagram, soit environ trois heures par jour. Au-delà, on coupe. On n’avait jamais vu une justice fixer une limite de temps aussi précise à un réseau social.

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Le reste suit la même logique. Profils privés par défaut pour les mineurs. Blocage automatique des tentatives de contact venant d’adultes inconnus. Notifications éteintes la nuit, entre 22h et 7h, et même pendant les heures de classe, de 8h à 15h, durant l’année scolaire. Et les compteurs de likes masqués, cette petite mécanique qui pousse à revenir vérifier son score en boucle.

Meta, sans surprise, conteste. Le porte-parole Andy Stone annonce un appel et répète que l’entreprise gère déjà sérieusement la protection des ados. La procédure a été menée par le procureur général du Nouveau-Mexique, Raúl Torrez, en deux temps, et d’autres États comme la Californie ou le Tennessee ont des dossiers du même genre en cours.

Ces mesures ne valent que pour le Nouveau-Mexique, un seul État sur cinquante. Meta ne va pas brider ses ados français pour autant. Mais la mécanique judiciaire est posée, et elle pourrait faire jurisprudence ailleurs.

En France, le sujet avance par un autre bout. Dès septembre, les plateformes devront vérifier l’âge de leurs inscrits, une contrainte qui attaque le même problème par la porte d’entrée plutôt que par le temps passé. Deux approches, un même constat : la question des mineurs sur les réseaux n’est plus un débat de principe, c’est devenu une affaire de tribunaux.

Crédit photo : Meta / Wikimedia Commons

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