Instagram vient d’ajouter une fonction qui fait le sale boulot du montage vidéo. Elle s’appelle First Draft, elle est arrivée le 25 août, et son principe tient en une phrase : vous balancez vos rushes, elle vous rend un Reel déjà dégrossi.
Concrètement, vous ouvrez la galerie Reels, vous sélectionnez plusieurs clips, vous tapez sur First Draft, et l’outil analyse tout ça avant de poser un premier montage sur une timeline. Il coupe les blancs, raccourcit les plans, et si quelqu’un parle dans la vidéo, il traque les silences et les pauses pour les enlever. Instagram promet une première version en moins de dix secondes. Vous pouvez aussi l’utiliser juste après avoir filmé, sans repasser par la galerie.
Rien n’est figé. Vous récupérez le brouillon, puis vous réordonnez les plans, vous en supprimez, vous ajustez ce qui vous chante. C’est un point de départ, pas un produit fini, et c’est plutôt malin de le présenter comme ça : la machine dégrossit, vous gardez la main sur le résultat.
Pour l’instant, c’est réservé à l’iPhone. Meta n’a pas donné de date pour Android, ce qui est un peu agaçant pour la moitié de la planète qui tourne sous ce système.
Pour filmer des Reels bien stables avant de les confier au montage automatique, un petit stabilisateur pour smartphone fait toute la différence :
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L’idée n’est pas neuve. CapCut a son Auto Cut, Adobe a Firefly Quick Cuts, et des dizaines d’applis tierces découpent déjà les silences toutes seules. Sauf que voilà, tout ça obligeait à sortir de l’appli, monter ailleurs, réimporter le résultat. En collant le montage automatique directement dans Instagram, Meta supprime cette étape et garde le créateur chez lui, du début à la fin. C’est là tout l’intérêt pour la plateforme : moins vous avez de raisons d’en partir, mieux elle se porte.
Détail qui ne s’invente pas : l’annonce tombe le jour même où Adam Mosseri, le patron d’Instagram, témoignait dans le procès qui accuse Meta de rendre les réseaux sociaux addictifs. D’un côté on facilite la production de vidéos courtes à la chaîne, de l’autre on explique au tribunal qu’on ne cherche pas à scotcher les gens à leur écran. Le timing est quand même particulier.
Pour les créateurs, la vraie question, c’est la patte perso. Un outil qui coupe les silences tout seul fait gagner un temps fou, mais si tout le monde s’en sert avec les mêmes réglages, les Reels vont finir par se ressembler encore un peu plus. Gain de temps garanti, l’uniformité en prime.
Crédit photo : Instagram
