Telegram, la messagerie fondée par Pavel Durov et connue pour ses canaux et ses groupes géants, vient de fêter ses 13 ans avec une mise à jour qui en dit long sur la direction prise par l’appli.
La nouveauté qui parle le plus au grand public, c’est le message de bienvenue. Vous gérez un groupe ou un canal, quelqu’un arrive, et il voit un mot d’accueil que personne d’autre ne verra. Rien de révolutionnaire sur le papier, sauf que ça règle un vrai problème : jusqu’ici, pour poser les règles d’un salon ou expliquer où trouver les infos, il fallait épingler un pavé que les nouveaux ne lisaient jamais. Là, le message s’affiche pile au bon moment, peut contenir plusieurs blocs, des images, des fichiers. C’est bête et c’est pratique.
L’autre gros morceau vise plutôt les bidouilleurs et les créateurs de bots : on peut maintenant coller de vrais boutons cliquables directement dans un message. Un sondage, un quiz, un mini-jeu, un horoscope, la navigation d’une boutique… tout ça se déclenche d’un tap, sans quitter la conversation. En clair, un simple bloc de texte devient une petite appli. Telegram a toujours poussé ses bots plus loin que les autres messageries, et là on voit encore l’écart se creuser avec un WhatsApp beaucoup plus verrouillé.
Pour verrouiller pour de bon vos comptes de messagerie et vos réseaux, une clé de sécurité physique reste ce qui se fait de plus solide :
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Il y a aussi les documents en ligne, une manière d’insérer un fichier, un PDF ou un morceau de musique en plein milieu d’un texte formaté, en deux gestes. Et un détail qui va amuser les habitués de la marketplace maison : les cadeaux virtuels que vous vous échangez peuvent désormais être signés d’un petit mot perso.
Derrière ces ajouts, Telegram met surtout en avant un chiffre : douze grosses mises à jour et plus de cinquante-cinq fonctions ajoutées sur la seule année écoulée. Un rythme que peu de plateformes tiennent, surtout avec une équipe aussi réduite.
Reste la vraie question, celle qui plane depuis l’arrestation de Durov en France il y a deux ans et les concessions faites depuis sur la modération : est-ce que cette avalanche de fonctionnalités suffit à garder les utilisateurs quand la concurrence copie tout et que la confiance, elle, ne se code pas. Pour souffler treize bougies, en tout cas, il y a pire comme gâteau.
Crédit photo : Telegram
