Le plus gros opérateur d’aéroports du Royaume-Uni vient de reconnaître une sale histoire. Manchester Airports Group, qui gère Manchester, Londres Stansted et East Midlands, a confirmé qu’un tiers non autorisé s’était baladé dans ses systèmes et avait mis la main sur les données de 8,7 millions de clients.
On parle des gens qui ont réservé une place de parking, un salon, un coupe-file, ou qui se sont juste connectés au WiFi de l’aéroport. Autant dire beaucoup de monde. Et Stansted étant une plaque tournante du low-cost, pas mal de voyageurs français ont dû transiter par là.
Ce qui a fuité : adresses e-mail, numéros de téléphone, codes postaux, plaques d’immatriculation, et le détail des réservations. Pour un plus petit groupe de clients, il y a aussi les noms et les adresses postales. Bonne nouvelle, si on peut dire : aucune donnée bancaire ni numéro de carte n’est concerné.
Sauf que voilà, se dire « pas de carte bleue, pas de problème » serait une erreur. Ce genre de fuite, c’est exactement le carburant idéal du phishing. Un escroc qui connaît votre e-mail, votre téléphone, la plaque de votre voiture et le fait que vous avez réservé un parking à Stansted peut vous écrire un message ultra crédible. « Votre réservation a un souci de paiement, cliquez ici. » Et là, beaucoup de gens cliquent.
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MAG a d’ailleurs prévenu tout le monde de se méfier des e-mails, SMS et appels bizarres, en rappelant qu’il ne contactera jamais personne à l’improviste pour réclamer un mot de passe ou des coordonnées bancaires. Le groupe dit avoir « immédiatement contenu le risque » et travailler avec des experts et les autorités. Le portail de gestion des réservations a été coupé par précaution, du coup ceux qui doivent modifier un voyage dans les 72 heures doivent passer par téléphone.
Selon plusieurs sources, les pirates auraient réclamé une rançon que l’opérateur a refusé de payer. Difficile de leur donner tort sur le principe, mais ça veut aussi dire que les données volées risquent de circuler tôt ou tard.
Pour vous, la marche à suivre est simple. Si vous avez utilisé un de ces trois aéroports, considérez que votre boîte mail va devenir une cible. Méfiez-vous de tout message qui vous presse de cliquer ou de payer, vérifiez toujours l’adresse d’envoi, et ne donnez jamais vos identifiants depuis un lien reçu. Le vol est fait, on ne peut plus rien y changer. Ce qu’on peut encore éviter, c’est le deuxième piège.
Crédit photo : UK bus Image (Wikimedia Commons, CC0)
