25 octobre 2026
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Sur LinkedIn, ce sont vos anciens collègues qui valideront votre CV

LinkedIn change sa façon de prouver qui vous êtes. Depuis le 23 septembre, le réseau professionnel teste un système où ce ne sont plus des documents officiels qui attestent votre parcours, mais les gens qui l’ont vécu avec vous. Autrement dit, vos anciens collègues et vos camarades de promo deviennent la preuve.

Le principe tient en une phrase. LinkedIn propose à certains membres déjà vérifiés de confirmer qu’ils ont bien travaillé ou étudié avec l’une de leurs relations. Quand une personne récolte assez de ces confirmations, la plateforme lui accole un badge de vérification sur son profil. Pas de pièce d’identité à téléverser, pas de bulletin de salaire : c’est votre réseau qui fait foi.

Tout le monde ne peut pas distribuer ces validations à la volée, et c’est tant mieux. Pour confirmer le parcours de quelqu’un, il faut soi-même avoir un profil vérifié, être en relation avec cette personne depuis au moins un an, et avoir activé la double authentification sur son compte. Trois garde-fous pensés pour éviter que des faux comptes se vérifient entre eux en cercle fermé.

LinkedIn appelle ça le « vouching », qu’on pourrait traduire par « se porter garant ». Attention, ça n’a rien à voir avec les recommandations de compétences qu’on connaît depuis des années, celles où un contact atteste que vous êtes « doué en gestion de projet ». Là, il s’agit juste de dire : oui, cette personne a bien bossé dans cette boîte, sur cette période. Un fait, pas un compliment.

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Pour soigner son profil avant que ses relations ne viennent le confirmer, ce guide passe chaque section au peigne fin :

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Si l’idée vous met mal à l’aise, vous pouvez vous retirer du dispositif. Et dans les mois qui viennent, la mécanique doit s’inverser : vous pourrez vous-même demander à vos anciens collègues de valider telle ou telle ligne de votre parcours, plutôt que d’attendre qu’ils le fassent spontanément.

Derrière cette gymnastique, il y a un problème que LinkedIn traîne depuis longtemps : les faux profils, les usurpations d’identité et les CV un peu trop généreux. Transformer son propre réseau en machine à vérifier, c’est bien vu, parce que personne n’est mieux placé que votre ancien chef pour savoir si vous avez vraiment occupé ce poste.

Reste une question que la plateforme devra trancher côté Europe : faire reposer la confiance sur les relations, ça veut aussi dire que vos données de parcours circulent entre comptes. À suivre de près.

Crédit photo : LinkedIn

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