En février 2024, OpenAI a frappé fort en dévoilant Sora, un modèle capable de générer des vidéos à partir d’une simple description en texte. Après ChatGPT et DALL-E, la société de Sam Altman s’attaquait cette fois à l’image animée, et les premiers exemples ont fait beaucoup parler.
Le principe est simple à comprendre. Vous écrivez quelques mots, vous décrivez une scène, et Sora vous renvoie une vidéo censée correspondre. Le tout en s’appuyant sur les recherches déjà menées autour de DALL-E pour l’image et de ChatGPT pour le langage.
À l’époque, l’outil pouvait produire des séquences allant jusqu’à une minute. C’était déjà beaucoup pour de la génération vidéo, là où la concurrence peinait à dépasser quelques secondes cohérentes.
Sora ne se contentait pas de petites animations. Le modèle gérait des scènes complexes, avec plusieurs personnages, des décors détaillés et des mouvements de caméra. Il pouvait aussi partir d’une image fixe pour l’animer, ou prolonger une vidéo existante.
Les démos partagées par OpenAI avaient marqué les esprits. Une femme marchant dans une métropole futuriste, des mammouths laineux dans la neige, des créatures imaginaires avec des plumes au rendu bluffant. De quoi alimenter autant la fascination que l’inquiétude.
Car tout n’était pas parfait. OpenAI assumait des « défauts de jeunesse » bien réels. Le modèle confondait parfois la droite et la gauche, peinait à respecter la continuité d’une scène.
L’exemple resté célèbre, c’est celui du biscuit : on en croquait un morceau, mais la trace de la morsure n’apparaissait pas sur l’image suivante. La physique du monde réel échappait encore à la machine.
Côté disponibilité, OpenAI restait prudent. Sora était lancé en phase expérimentale, réservé à un petit groupe de créateurs et de testeurs triés sur le volet. Pas question de l’ouvrir au grand public dans la foulée.
Cette prudence s’expliquait aussi par les risques évidents. Une IA qui fabrique des vidéos réalistes, c’est la porte ouverte aux deepfakes et à la désinformation, surtout dans un contexte d’élections un peu partout dans le monde.
Avec le recul, cette annonce de février 2024 a clairement marqué un tournant. Elle a montré que la génération de vidéo par IA n’était plus un concept lointain, mais une technologie déjà bien avancée, prête à bousculer la création de contenu.
Crédit photo : DR
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