Midjourney vient de passer à la vitesse supérieure. Le générateur d’images par intelligence artificielle a lancé sa version 7 en phase de test alpha, peu après qu’OpenAI a sorti son propre outil de création visuelle. Autant dire que la concurrence se réchauffe sérieusement du côté des images générées par IA.
Cette V7 repose sur une architecture entièrement repensée. Concrètement, le modèle comprend mieux ce qu’on lui demande quand on tape une description. Les images gagnent en finesse, avec des textures plus riches et une meilleure cohérence, en particulier sur les éléments qui ont longtemps posé problème aux IA : les corps, les mains et les objets. Quiconque a déjà vu une main à six doigts générée par une machine comprendra pourquoi c’est un vrai progrès.
L’autre nouveauté, c’est la personnalisation activée par défaut. Pour en profiter, il faut noter environ 200 images afin de constituer son profil. Le modèle s’appuie ensuite sur ces préférences pour coller à votre goût esthétique. Et si vous préférez repartir d’une base neutre, la personnalisation s’active ou se désactive d’un simple réglage.
Vient ensuite le mode brouillon, le fameux Draft Mode. L’idée est de générer des images jusqu’à dix fois plus vite, et pour moitié moins cher que le mode standard. La qualité est forcément en dessous, mais les images restent cohérentes dans leur comportement et leur apparence, ce qui suffit largement pour dégrossir une idée avant de la peaufiner. On l’active en ajoutant la commande draft à la fin de son prompt. La version web propose en prime une interface conversationnelle qui permet de retoucher ses images à la voix, pour une utilisation plus fluide.
Envie de tirer le meilleur de Midjourney ? Ce guide pas à pas démystifie les prompts et les réglages.
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Côté vitesse, Midjourney conserve ses deux régimes habituels. Le mode Turbo génère plus rapidement mais coûte plus cher, tandis que le mode Relax fait l’inverse : moins onéreux, plus lent. À chacun de choisir entre patience et portefeuille.
Pour les tarifs, rien ne bouge non plus. L’abonnement Basic démarre à 10 dollars par mois, le Standard grimpe à 30 dollars, le Pro à 60 dollars et le Mega à 120 dollars. Chaque palier débloque davantage de temps de calcul et quelques fonctions en plus, comme le mode Stealth réservé aux formules Pro et Mega, qui garde vos images privées.
Midjourney prévient toutefois que cette V7 n’est pas figée. L’entreprise compte ajouter de nouvelles fonctions toutes les deux semaines environ pendant deux mois. Une fonction de référence pour les personnages et les objets est déjà en développement. En revanche, certaines options classiques comme l’upscaling ou la retexturation manquent encore à l’appel, et devraient arriver un peu plus tard. En clair, la maison invite ses utilisateurs à tester et à remonter leurs retours pour affiner le modèle au fil de l’eau.
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