LinkedIn a lancé le 23 septembre une série d’outils pour vérifier que les parcours affichés sur les profils ne sont pas inventés. Le principe est simple. Vos anciens collègues peuvent maintenant confirmer que vous avez bien travaillé là où vous le prétendez, et une fois assez de confirmations réunies, un petit badge apparaît sur votre profil.
Tout le monde ne peut pas jouer les témoins de moralité, quand même. Pour valider le passage de quelqu’un dans une boîte, il faut avoir un profil déjà vérifié, être connecté à la personne depuis au moins un an, et avoir activé la double authentification. Ça limite les coups de pouce entre copains créés la veille pour l’occasion.
Pourquoi ce chantier maintenant ? Parce que fabriquer une fausse identité ne coûte plus grand-chose. Avec les outils d’IA générative, on assemble un faux CV, une photo crédible et un historique bidon en quelques minutes. LinkedIn se retrouve donc à jouer les vigiles, et il s’appuie sur ce qu’il a de plus difficile à falsifier : votre vrai réseau, les gens qui étaient dans le même open space que vous.
Pour soigner votre profil avant que vos collègues ne viennent le valider, ce guide passe le réseau en revue.
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Côté entreprises, il y a un deuxième volet. Les pages officielles vérifiées peuvent maintenant virer les faux salariés, ces comptes qui se déclarent employés d’une société sans y avoir jamais mis les pieds. Un admin repère un imposteur, il le retire, et le profil disparaît des recherches liées à la marque. Pratique quand des escrocs se font passer pour le recruteur d’une grande enseigne histoire d’appâter des candidats.
Les chiffres donnent une idée de l’ampleur. LinkedIn revendique 115 millions de membres ayant vérifié leur identité ou leur lieu de travail, contre 100 millions en décembre dernier. La plateforme assure aussi que ces profils vérifiés récoltent environ 50 % d’engagement en plus sur leurs publications et près de 90 % de vues supplémentaires. De quoi motiver les hésitants à passer par la case badge.
La vérification est facultative, et vous pouvez très bien recevoir les confirmations de vos collègues sans les afficher. Est-ce que les recruteurs finiront par bouder les profils sans pastille, façon carte d’identité professionnelle officieuse ? C’est possible. Sur un réseau où beaucoup s’inventent déjà un titre ronflant, un petit signe qui dit que oui, cette personne a bien fait ce qu’elle raconte, ça ne fera pas de mal.
Crédit photo : LinkedIn
