24 juillet 2026
Illustration d'une bulle de conversation d'assistant IA sur un smartphone avec un encart publicitaire affiche en dessous

La pub débarque en libre-service dans ChatGPT, mais pas encore chez nous

OpenAI a ouvert avant-hier son gestionnaire de publicités en libre-service, baptisé Advertise in ChatGPT. N’importe quel annonceur peut maintenant créer une campagne, poser un budget et la lancer tout seul depuis un portail, là où l’entreprise ne travaillait jusqu’ici qu’avec une poignée de partenaires triés sur le volet.

La pub, elle, ne s’écrit pas dans la réponse de l’IA. Elle apparaît juste en dessous, dans un encart estampillé « Sponsorisé ». Deux formats tournent en test, un bloc intégré sous la réponse et une colonne sur le côté, et les premiers retours d’agences donnent largement l’avantage au premier. Rien d’étonnant.

Le ciblage, lui, ne fonctionne plus vraiment comme sur un moteur de recherche. Il ne s’appuie pas sur des mots-clés isolés mais sur le contexte de la conversation en cours, ce qui veut dire qu’une discussion sur un déménagement peut très bien faire remonter une enseigne de bricolage. Best Buy, Lowe’s et VistaPrint ont essuyé les plâtres. Côté outillage, OpenAI a ajouté des enchères au clic en plus du coût pour mille affichages, un pixel de suivi et une API de conversions pour mesurer les achats et les inscriptions générés par une annonce. L’entreprise jure que les annonceurs ne voient jamais les conversations, uniquement des rapports agrégés.

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Qui mange de la publicité, au juste ? Les comptes gratuits et la formule Go à 8 dollars par mois. Les abonnés Plus, Pro et Business y échappent, les moins de 18 ans aussi. Comme le gratuit rassemble plus de 900 millions d’utilisateurs par semaine, on comprend vite l’équation : il faut bien payer les serveurs.

Sept marchés sont servis pour le moment, les États-Unis, le Royaume-Uni, le Canada, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, le Japon et la Corée du Sud. La France attendra, et le cadre européen sur les données et les plateformes n’y est sans doute pas étranger.

Reste le petit malaise. En 2024, Sam Altman expliquait que le mélange publicité et intelligence artificielle avait pour lui quelque chose d’assez dérangeant, et rangeait l’idée au rayon des derniers recours. Deux ans plus tard, il y a un Ads Manager, Publicis et WPP dans la boucle, Criteo au tableau des partenaires techniques. Les premiers annonceurs, eux, trouvent ça cher pour ce que ça rapporte. C’est presque toujours le cas au démarrage d’une régie. Ça ne le restera pas.

Crédit photo : Illustration générée par IA

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