Depuis le 8 septembre, WhatsApp ne s’ouvre plus sur les smartphones qui tournent encore sous Android 5.0 ou 5.1, deux versions du système de Google sorties en 2014 et 2015. Meta, propriétaire de la messagerie, a relevé la barre : il faut maintenant Android 6.0 au minimum pour lancer l’application. En dessous, l’app refuse de démarrer.
Le changement vise aussi bien WhatsApp classique que WhatsApp Business, les deux partageant le même code sous le capot. Rien à faire pour l’immense majorité des utilisateurs, donc, puisque Android 6.0 date lui-même de fin 2015 et équipe encore le moindre téléphone à peu près récent.
Reste une frange d’appareils vraiment anciens, souvent des modèles d’entrée de gamme achetés il y a huit ou dix ans et jamais mis à jour. Ces téléphones sont surtout répandus en Inde, au Brésil, au Pakistan, en Asie du Sud-Est et en Afrique, là où un vieux smartphone se garde longtemps et sert parfois de seul lien avec la famille. En France, la population concernée est bien plus mince, mais elle existe : un tiroir avec un appareil de secours, un téléphone prêté à un proche âgé, ce genre de cas.
Pour savoir si vous êtes touché, direction les réglages, la rubrique « À propos du téléphone », puis la ligne « Version d’Android ». Si vous lisez 6.0 ou davantage, vous pouvez passer votre chemin. Si c’est en dessous, deux issues seulement : installer une mise à jour du système quand le constructeur en propose encore une, ce qui n’est quasiment plus le cas sur ces modèles, ou changer de téléphone.
Si votre vieux téléphone est justement sur la touche, un smartphone récent et abordable évite ce genre de coupure :
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Une chose à ne pas oublier avant de basculer : sauvegarder ses conversations, via Google Drive ou une sauvegarde locale. Sinon tout l’historique part à la benne avec le vieil appareil, et là, pas de retour en arrière.
La logique derrière tout ça n’a rien de mystérieux. Faire tourner une app moderne sur un système vieux de dix ans coûte cher en maintenance et empêche d’ajouter les nouvelles fonctions. Meta fait ce ménage à intervalles réguliers, Apple procède de la même façon de son côté.
C’est la vie normale d’une messagerie qui revendique plus de deux milliards d’utilisateurs. Mais bon, pour celui qui n’a que ce téléphone pour joindre les siens, se voir couper du jour au lendemain de l’application la plus utilisée de la planète, c’est quand même autre chose qu’un simple détail technique.
Crédit photo : WhatsApp
