Uber veut verdir sa flotte, et l’entreprise a décidé de frapper fort en s’associant à Tesla pour proposer des voitures électriques à ses chauffeurs aux États-Unis. Au total, 50 000 berlines de la marque d’Elon Musk doivent être mises à disposition, dans le cadre d’un vaste plan visant à électrifier l’ensemble des trajets de la plateforme sur le sol américain d’ici 2030.
L’opération repose sur un montage à plusieurs étages. Le loueur Hertz a annoncé une commande massive de 100 000 Tesla, et c’est dans ce lot que Uber pioche les 50 000 véhicules destinés à ses chauffeurs. Plutôt que de demander aux conducteurs d’acheter eux-mêmes une voiture électrique, un investissement qui reste hors de portée pour beaucoup, Uber a choisi la formule de la location. Les chauffeurs n’achètent rien, ils louent leur Tesla à la semaine et la rendent quand ils le souhaitent.
Dès le 1er novembre 2021, les conducteurs de plusieurs grandes villes américaines ont pu réserver une Tesla Model 3 via ce dispositif. Los Angeles, San Diego, San Francisco et Washington faisaient partie des premières zones concernées. Le tarif de départ s’élevait à 334 dollars par semaine, un montant qui devait ensuite redescendre autour de 299 dollars. Ce prix peut paraître élevé, mais il englobe bien plus que la simple location du véhicule.
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Le forfait proposé comprend en effet la Tesla Model 3, l’assurance et l’entretien réunis dans une seule offre. Pour un chauffeur, cela simplifie radicalement la gestion du quotidien. Pas de mauvaise surprise sur les réparations, pas de contrat d’assurance à négocier séparément, tout est inclus dans le tarif hebdomadaire. Uber met aussi en avant un argument économique direct : en roulant à l’électrique, le conducteur n’a plus à payer le carburant, dont le coût grimpe régulièrement, ce qui peut compenser une partie de la dépense de location.
Derrière cette initiative se cache évidemment une opération de communication soignée. Uber traîne depuis longtemps une image de pollueur, avec des millions de trajets effectués chaque jour dans des voitures thermiques. En affichant un objectif d’électrification totale à l’horizon 2030, la plateforme cherche à redorer son blason auprès des autorités et du grand public, dans un contexte où la pression environnementale s’intensifie sur le secteur du transport.
Le pari n’a toutefois rien d’évident. Tout repose sur la volonté des chauffeurs d’adopter le système, et un coût hebdomadaire de plusieurs centaines de dollars peut freiner les plus prudents. La rentabilité de la formule dépend largement du nombre de kilomètres parcourus et des économies réelles réalisées sur le carburant. Reste que l’ampleur du chiffre, 50 000 véhicules, donne le ton. Uber ne se contente plus de promesses sur l’écologie, l’entreprise déploie des moyens concrets pour transformer sa flotte, en pariant que ses chauffeurs suivront le mouvement vers l’électrique.
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Une réflexion sur « Uber met 50 000 Tesla entre les mains de ses chauffeurs américains »