Avant même d’ouvrir les portes de l’enfer, Blizzard a préféré jouer la carte de l’honnêteté. À l’approche de la bêta ouverte de Diablo IV, le studio a prévenu sa communauté : il faudra prendre son mal en patience, car les files d’attente s’annoncent salées. Une manière de ne pas reproduire les frustrations vécues lors de la bêta fermée, où les joueurs avaient déjà rongé leur frein devant des serveurs débordés.
Petit rappel du calendrier. Cette bêta ouverte, accessible à tous sans précommande, s’est tenue du vendredi 24 mars à 17h heure française jusqu’au lundi 27 mars à 21h. Trois jours pour se faire la main sur l’épisode tant attendu de la saga, et surtout pour permettre à Blizzard de tester ses infrastructures à grande échelle. Le test était disponible aussi bien sur PC que sur PlayStation et Xbox, de quoi attirer une foule considérable.
Et c’est précisément cette foule qui pose problème. Blizzard a anticipé des temps d’attente qualifiés de sans précédent, en raison du nombre énorme de joueurs se connectant simultanément. Lors du week-end précédent, réservé à ceux qui avaient précommandé, certains avaient déjà patienté jusqu’à deux heures pour entrer en jeu. Avec une bêta ouverte gratuite, l’afflux promettait d’être encore plus massif, et le studio ne voulait pas vendre du rêve.
Pour autant, tout n’était pas perdu. Conscient du souci, Blizzard a déployé un correctif destiné à améliorer son système de file d’attente avant ce nouveau week-end. L’objectif était double : réduire l’attente et corriger plusieurs bugs repérés lors de la première phase de test. Le studio a clairement reconnu que la gestion des serveurs n’avait pas été à la hauteur, et a promis de mieux faire. Une transparence plutôt rare dans l’industrie, où l’on préfère souvent minimiser les couacs.
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Quelques astuces permettaient de limiter la casse. En France, mieux valait éviter les heures de pointe du vendredi soir, au moment de l’ouverture, et privilégier le samedi matin pour se connecter dans des conditions plus sereines. Une fois passé le pic de fréquentation initial, l’expérience devenait nettement plus fluide. Les joueurs les plus pressés ont donc parfois eu intérêt à patienter quelques heures plutôt que de se ruer sur les serveurs dès la première minute.
Côté contenu, la bêta donnait un aperçu généreux du jeu. Les joueurs pouvaient découvrir plusieurs classes de personnages et explorer la première grande région du monde de Sanctuaire, avec ses donjons, ses quêtes et son fameux mode coopératif jusqu’à plusieurs joueurs. De quoi se faire une idée solide de ce que réservait le retour de la franchise, attendu en version finale pour juin 2023.
Au final, la communication de Blizzard avait au moins le mérite de la franchise. Plutôt que de promettre une expérience parfaite et de décevoir, le studio a préféré tempérer les attentes. Une bonne approche pour un jeu aussi scruté, dont les serveurs allaient subir un baptême du feu grandeur nature.
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