20 juillet 2026

YouTube Premium grimpe encore ailleurs, la France épargnée pour l’instant

YouTube Premium continuait de coûter plus cher, mais pas partout au même moment. À l’automne 2023, Google a relevé le prix de son abonnement sans publicité dans une série de pays, tout en laissant la France de côté pour ce tour-là.

Pour rappel, Premium est la formule payante de YouTube. Elle supprime les publicités sur les vidéos, autorise la lecture en arrière-plan sur mobile, le téléchargement hors connexion et donne accès à YouTube Music. De quoi séduire les gros consommateurs de la plateforme, à condition d’accepter la facture mensuelle.

La vague de hausses a touché plusieurs marchés répartis sur trois continents. On y trouvait l’Argentine, l’Australie, l’Autriche, le Chili, l’Allemagne, la Pologne et la Turquie. Une liste hétéroclite, signe que Google ajustait ses tarifs pays par pays plutôt que par grande région.

En Allemagne par exemple, l’abonnement individuel est passé sous la barre symbolique des douze euros mensuels, rejoignant le niveau pratiqué en France. Dans d’autres pays, l’augmentation était plus marquée, notamment sur les formules famille qui avaient déjà connu une première salve de hausses un an plus tôt.

Cette méthode du relèvement progressif a une logique. Plutôt que d’annoncer une augmentation mondiale d’un coup, ce qui ferait du bruit et risquerait de provoquer des départs en masse, Google avance par petites touches. Chaque marché est traité séparément, et les utilisateurs concernés découvrent souvent le nouveau tarif au moment du renouvellement.

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Résultat, la France n’a pas été incluse dans cette série précise. Les abonnés français conservaient leur prix, là où leurs voisins allemands ou autrichiens voyaient le leur grimper. Une situation confortable, mais qui n’avait rien de définitif.

Car la tendance de fond était claire. YouTube, comme la plupart des services par abonnement, cherchait à augmenter ses revenus par utilisateur. Le rythme des hausses s’était accéléré sur l’ensemble du marché du streaming, qu’il s’agisse de musique ou de vidéo, après des années de prix maintenus bas pour attirer du monde.

Pour les utilisateurs, la parade existait mais restait limitée. Certains se tournaient vers des abonnements souscrits dans des pays moins chers via des outils de contournement, une pratique que Google traquait de plus en plus en vérifiant la localisation réelle du compte. La méthode finissait souvent par se retourner contre l’abonné.

L’autre option consistait simplement à composer avec la publicité, redevenue plus présente sur YouTube. La plateforme avait d’ailleurs durci sa position face aux bloqueurs de publicités, affichant des messages d’avertissement et coupant parfois la lecture aux utilisateurs qui en installaient un.

En clair, la hausse appliquée ailleurs ressemblait à un test grandeur nature. Les marchés épargnés un jour finissaient régulièrement par rejoindre le mouvement quelques mois plus tard. Pour les abonnés français, la question n’était donc pas vraiment de savoir si le prix augmenterait, mais plutôt quand.

Crédit photo : DR

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