Le 21 août 2024, Terralpha, une filiale de SNCF Réseau, et Nokia ont annoncé avoir battu un record de débit en France. Les deux partenaires sont parvenus à faire transiter 800 Gb/s sur plus de 800 kilomètres, entre Bordeaux et Marseille, en activant une seule longueur d’onde sur la fibre. Dit comme ça, ça reste abstrait, mais c’est une vraie prouesse technique pour les communications optiques.
Pourquoi ça compte ? Parce que la demande en bande passante explose. Le cloud, le streaming vidéo, les objets connectés, l’IA : tout ça réclame des réseaux capables d’encaisser des volumes de données toujours plus gros, et avec une latence la plus faible possible. Les infrastructures existantes doivent suivre, et ce genre de test montre qu’on peut pousser les fibres déjà en place bien plus loin qu’on ne le croyait.
Sur le plan technique, le record a été obtenu grâce aux optiques de transmission cohérentes PSE-6s de Nokia, capables de monter jusqu’à 1,2 Tb/s par longueur d’onde. Pour cette démonstration, une longueur d’onde de 150 GHz a été utilisée sur une fibre du réseau de production de Terralpha, qui traverse plusieurs datacenters et sites de brassage optique. Autrement dit, ce n’était pas un test en laboratoire dans des conditions parfaites, mais bien sur une infrastructure réelle.
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L’intérêt va au-delà de la simple vitesse. Cette technologie améliore aussi l’efficacité d’utilisation du spectre optique, ce qui rend la transmission plus fiable et plus sûre. Et puis il y a un argument énergétique : faire passer davantage de données sur une même paire de fibres réduit la consommation d’énergie par unité transférée. À l’heure où les datacenters et les réseaux sont scrutés pour leur empreinte environnementale, ce n’est pas un détail.
Pour les utilisateurs et surtout les entreprises, la promesse est concrète : des connexions plus rapides, plus stables, capables de gérer des flux de données massifs sans saturer. Ce sont précisément les besoins de toutes les structures qui dépendent du cloud au quotidien.
Reste que ce type de record relève encore de la démonstration. Il faudra du temps avant que ces débits se généralisent sur le terrain. Mais il prouve une chose : les infrastructures françaises ont les moyens d’absorber la croissance du trafic des prochaines années sans repartir de zéro, en optimisant ce qui existe déjà.
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