Depuis le 3 août, Snapchat laisse trois assistants IA grand public se brancher directement sur ses outils publicitaires. Claude, ChatGPT et Gemini peuvent désormais interroger les campagnes d’un annonceur et répondre en langage courant, sans passer par les tableaux de bord habituels.
La brique qui rend ça possible s’appelle le MCP, pour Model Context Protocol. C’est un standard récent qui sert de prise entre un modèle d’IA et une source de données. Snap héberge lui-même le sien, baptisé Ads MCP Server, et c’est lui qui décide ce que les IA ont le droit de lire.
Concrètement, un gestionnaire de pub peut taper une question toute bête. « Résume les performances de mes campagnes sur les sept derniers jours. » Ou encore « quelles campagnes ont le plus bougé d’une semaine à l’autre ? » L’IA va chercher la réponse dans les vrais chiffres du compte, repère les tendances qui méritent un œil, et peut fouiller jusqu’à quatre-vingt-dix jours en arrière pour suggérer quoi faire ensuite.
Pour l’instant, tout ça reste en lecture seule. Les IA regardent, elles ne touchent à rien. Snap prévient quand même que l’écriture arrivera plus tard, et là ça devient plus sérieux. Un agent pourra carrément créer ou modifier des campagnes tout seul. Autant dire qu’on n’y est pas encore.
Envie de comprendre ce que ChatGPT, Claude ou Gemini peuvent vraiment faire pour une campagne publicitaire ? Ce guide fait le tour de la question.
L’IA au service du marketing → voir sur Amazon
Lien affilié Amazon. En tant que Partenaire Amazon, je réalise un bénéfice sur les achats remplissant les conditions requises.
Côté sécurité, chaque assistant reçoit sa propre clé d’accès, et rien ne se connecte sans le feu vert d’un administrateur. C’est à lui d’autoriser tel ou tel agent, un par un, et de décider plus tard qui aura le droit d’écrire. Sur le papier, personne ne se branche en douce.
Snapchat n’invente pas la formule. Meta a sorti des connecteurs du même genre en avril, TikTok et Pinterest s’y sont mis aussi. On sent bien où tout ça va. Les grandes plateformes ouvrent leurs tuyaux une à une, pour que les IA gèrent la publicité à la place des humains. Snap, qui revendique près de 950 millions d’utilisateurs mensuels, avait tout intérêt à ne pas rater le train.
Reste la vraie question, celle que personne ne tranche vraiment. Quand une IA vous dit qu’une campagne marche fort ou qu’il faut couper telle autre, qui vérifie qu’elle a raison ? Pour le moment, c’est encore vous. Profitez-en.
Crédit photo : Snapchat
