Pendant plus de vingt ans, accélérer ses téléchargements sur Windows passait presque toujours par le même logiciel : Internet Download Manager, ou IDM. Un outil efficace, mais payant, vendu une trentaine de dollars la licence à vie. Une nouvelle option gratuite vient aujourd’hui lui tenir tête, AB Download Manager.
Le principe de départ est identique. Là où un navigateur récupère un fichier via une seule connexion, ces gestionnaires le découpent en plusieurs morceaux téléchargés en même temps, ce qui réduit le temps d’attente quand le serveur d’en face accepte d’envoyer le fichier en plusieurs bouts.
La différence tient au modèle. AB Download Manager est entièrement gratuit et open source, c’est-à-dire que son code est public, hébergé sur la plateforme GitHub, et que n’importe quel développeur peut l’inspecter ou le modifier. Le projet est porté par un développeur indépendant, AmirHossein Abdolmotallebi, sans publicité, sans clé de licence à acheter et sans version bridée.
Côté performances, le logiciel ouvre jusqu’à huit connexions en parallèle vers le serveur. Le site officiel promet des téléchargements « jusqu’à cinq fois plus rapides », un argument commercial à prendre avec prudence, même si le gain reste réel sur les serveurs bien configurés.
L’intégration au navigateur passe par une extension officielle pour Chrome et Firefox, qui repère automatiquement les liens de téléchargement et les confie à l’application plutôt qu’au navigateur. Un clic suffit.
Et pour stocker tous ces gros fichiers une fois téléchargés, un SSD externe rapide fait gagner de la place :
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L’outil va plus loin que la simple accélération. Il propose un système de files d’attente et un planificateur, pour enchaîner une série de fichiers ou programmer leur démarrage en pleine nuit, aux heures creuses. S’ajoutent un limiteur de débit, une gestion propre de la pause et de la reprise, et une interface en thème sombre par défaut.
Le programme ne se limite pas à Windows. Il existe aussi en versions macOS, Linux et Android. La dernière mouture, numérotée 1.9.1, pèse environ 67 Mo et a été mise à jour le 17 juin, signe d’un projet bien suivi.
Face à IDM, le vétéran garde une avance sur la capture automatique de tous les formats de liens et sur la finesse de son intégration, fruit de vingt ans de développement. Mais l’écart se réduit de version en version.
Reste une question de bon sens. Continuer à payer une licence pour un gestionnaire de téléchargement en 2026, quand une alternative gratuite, transparente et vérifiable fait déjà le plus gros du travail, a quelque chose d’un peu dépassé.
Crédit photo : GitHub / amir1376
