18 juillet 2026
Un adolescent tient un smartphone dont l'écran affiche des icônes d'applications de réseaux sociaux floutées
web

Le Royaume-Uni va interdire les réseaux sociaux aux moins de 16 ans, couvre-feu numérique compris

Londres vient de trancher. Le gouvernement britannique a annoncé qu’Instagram, TikTok, Snapchat, Facebook, YouTube et X seront tout simplement interdits aux moins de 16 ans, avec une entrée en vigueur visée au printemps 2027. Le texte doit passer devant le Parlement avant la fin de l’année.

C’est le même modèle que l’Australie, qui a ouvert le bal en bloquant l’inscription des mineurs sur ces plateformes. Les messageries privées comme WhatsApp ou Signal, elles, ne sont pas concernées. On peut toujours discuter avec ses potes, on ne peut juste plus scroller un fil public à 13 ans.

Ce qui attend les 16-17 ans est presque plus parlant. Ceux-là gardent le droit d’y aller, mais sous conditions. Couvre-feu de minuit à 6h, notifications coupées pendant la nuit, lecture automatique des vidéos désactivée par défaut, fils personnalisés eux aussi éteints d’office. Le livestreaming et les messages d’inconnus seront limités pour tous les mineurs. Autrement dit, on retire les mécaniques qui rendent accro et on laisse l’ado rallumer à la main s’il y tient vraiment.

Le vrai casse-tête, c’est de vérifier l’âge de quelqu’un sans transformer chaque connexion en contrôle d’identité. L’Ofcom, le régulateur britannique, doit plancher dans les mois qui viennent sur des méthodes fiables et équitables. Personne n’a encore la recette miracle, et tout va se jouer là-dessus.

Protégeons nos enfants des écrans ! (Pas de smartphone avant 15 ans)

Sur le fond du débat, ce petit guide qui circule pas mal chez les parents :

Protégeons nos enfants des écrans ! (Pas de smartphone avant 15 ans) → voir sur Amazon

Lien affilié Amazon. En tant que Partenaire Amazon, je réalise un bénéfice sur les achats remplissant les conditions requises.

Côté chiffres, le gouvernement s’appuie sur une consultation menée au printemps. Neuf parents sur dix soutiennent l’interdiction, et deux tiers des jeunes eux-mêmes estiment que les moins de 16 ans n’ont rien à faire sur certaines plateformes. Difficile de rêver mandat plus large.

Et la France dans tout ça ? Elle est pile sur la même ligne, avec un temps d’avance dans le débat. La majorité numérique à 15 ans est inscrite dans la loi depuis juillet 2023, sauf qu’elle n’a jamais été appliquée faute de feu vert européen. L’Assemblée a revoté une interdiction pour les moins de 15 ans en janvier, le Sénat a suivi fin mars, et Emmanuel Macron aimerait la voir effective dès la rentrée de septembre.

Le hic reste le même de chaque côté de la Manche. Ces plateformes sont américaines et soumises au droit européen, donc c’est à Bruxelles de valider. La Commission a promis une appli européenne de vérification d’âge. Tant qu’elle n’existe pas, ces belles lois restent surtout des déclarations d’intention.

Crédit photo : Illustration générée par IA

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *