20 juin 2026
Logo et visuel officiel du réseau social européen W, alternative à X
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W, le réseau social européen qui veut vous faire quitter X, ouvre enfin ses portes

C’est officiel depuis le 18 juin : W, le réseau social présenté comme l’alternative européenne à X, vient d’ouvrir sa version publique. N’importe qui peut désormais créer un compte et tester la plateforme, après des mois passés en coulisses.

Derrière le projet, on trouve Anna Zeiter, la dirigeante de l’entreprise, et une équipe basée en Suède. W avait été dévoilé en début d’année lors du Forum économique mondial de Davos, avec un discours très clair : proposer un espace de discussion bâti et gouverné en Europe, loin des plateformes américaines comme X ou Facebook.

Le nom est une petite mise en scène. Le W renvoie à « We » (nous), mais aussi aux questions Who, What, When, Where, Why. Et le logo, formé de deux V, est censé symboliser les valeurs et la vérification. Tout un programme.

Car c’est bien là le coeur du projet. Sur W, pour publier ou interagir, vous devez prouver que vous êtes un vrai humain. La vérification passe par une application séparée, présentée comme respectueuse des données personnelles. Vous pouvez lire et suivre des comptes sans cette étape, mais pour prendre la parole, il faut montrer patte blanche. L’idée est d’écarter les faux comptes, les bots et les flots de contenus générés par IA qui saturent les autres réseaux.

La souveraineté numérique (Pierre Bellanger)

Pour creuser les enjeux de dépendance aux plateformes que W prétend résoudre, ce livre fait référence :

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Côté technique, W ne réinvente pas tout. La plateforme s’appuie sur AT Protocol, le protocole décentralisé qui fait déjà tourner Bluesky. Les messages sont publics par défaut, dans la lignée d’un fil d’actualité ouvert.

L’argument souveraineté revient en boucle. Les serveurs et l’infrastructure sont situés en Europe, le service fonctionne sous le droit européen, et seuls des Européens peuvent être actionnaires de la société. Le modèle économique reposera sur de la publicité conforme au règlement DSA et sur des micropaiements.

Pour soigner son lancement, W a aligné quelques visages connus de Bruxelles. La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, le président du Conseil António Costa et la patronne de la Banque centrale européenne Christine Lagarde figurent parmi les premiers utilisateurs.

Reste la vraie question : un réseau social ne vaut que par le monde qui s’y trouve. W mise sur la confiance et la vérification pour exister face à X. Il lui faudra maintenant convaincre des millions d’internautes de venir, et surtout de rester.

Crédit photo : W Social

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