17 juillet 2026
Un smartphone entouré de plusieurs bulles d'assistants vocaux, illustrant le choix d'assistant IA sur Android

Sur Android, vous pourrez bientôt remplacer Gemini par ChatGPT ou Claude

La Commission européenne a tranché le 16 juillet : Google devra ouvrir Android aux assistants d’intelligence artificielle concurrents. En clair, sur votre téléphone, ChatGPT, Claude ou Grok pourront un jour faire ce que seul Gemini sait faire aujourd’hui, avec le même accès au système.

Bruxelles a adopté deux décisions contraignantes au titre du DMA, le règlement européen sur les marchés numériques. La principale vise onze fonctions d’Android, celles qui permettent à un assistant de vous entendre, de comprendre ce que vous demandez et d’agir à votre place.

Dans le détail, un assistant tiers pourra être réveillé à la voix comme on lance un « Hey Google », enchaîner des actions dans vos applis, continuer à tourner en tâche de fond, lire le contexte et les capteurs du téléphone, et même mobiliser assez de ressources pour faire fonctionner ses propres modèles directement sur l’appareil. Autant de portes qui, jusqu’ici, ne s’ouvraient que pour Gemini.

L’essentiel de ce chantier est attendu avec Android 18, d’ici au 1er août 2027. Une seconde décision oblige au passage Google à partager une partie de ses données de recherche, histoire de desserrer un peu son emprise sur son terrain historique.

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Le plus parlant, c’est le parallèle avec Apple. Bruxelles avait réclamé exactement la même ouverture pour Siri et Apple Intelligence. Cupertino a refusé, en estimant que le DMA reviendrait à donner aux assistants extérieurs un accès quasi illimité à ses appareils, et a préféré ne pas lancer son Siri dopé à l’IA dans l’Union. Il manque toujours à l’appel sur iOS 27.

Google a joué l’inverse. Le groupe a déployé Gemini en Europe quand même, quitte à gérer les conséquences ensuite. Du coup, les internautes européens gardent un Gemini complet pendant toute la mise en conformité, là où les possesseurs d’iPhone patientent devant une case vide.

Google râle, forcément, en jugeant que ces obligations pourraient fragiliser ses garde-fous de confidentialité et de sécurité, et promet de défendre une approche équilibrée. La fonction, elle, reste bien en place.

Pour l’internaute, ça change une chose concrète : le choix de l’assistant vocal sur Android cesse d’être un réglage verrouillé d’avance. Encore faudra-t-il que les grands noms de l’IA se donnent vraiment la peine de s’y glisser.

Crédit photo : Illustration générée par IA

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