14 août 2026
Logo Spotify sur fond vert dégradé

Spotify va vous laisser remixer vos chansons préférées avec de l’IA

Spotify a levé un coin du voile le 4 août dernier, pendant sa présentation de résultats trimestriels. La plateforme suédoise prépare un outil qui laissera ses abonnés fabriquer eux-mêmes des reprises et des remix de leurs morceaux préférés, générés par intelligence artificielle. Le tout avec l’accord des artistes concernés.

L’idée peut hérisser, forcément. Depuis des mois, les services de streaming croulent sous les titres fabriqués de toutes pièces par des machines. Deezer, le français, chiffrait à plus de 50 % la part de morceaux générés par IA parmi ses téléversements quotidiens à la mi-2026, contre à peine 10 % début 2025. Spotify tient donc à se démarquer de ces usines à faux artistes. Son argument tient en une phrase de son co-patron Alex Norström : c’est « la première façon légale » de profiter de la vague.

Pour y arriver, l’entreprise a passé des accords de licence avec les gros du secteur. Universal Music Group a ouvert le bal en mai. Début août, c’est Merlin qui a signé, une alliance qui regroupe plus de 30 000 labels indépendants et distributeurs, soit environ 15 % du marché mondial de la musique enregistrée, dans plus de 70 pays. Kobalt fait aussi partie du tour de table.

Enceinte Bluetooth JBL Go 3

Pour balancer vos remix maison, une petite enceinte nomade fait le job :

Enceinte Bluetooth JBL Go 3 → voir sur Amazon

Lien affilié Amazon. En tant que Partenaire Amazon, je réalise un bénéfice sur les achats remplissant les conditions requises.

Le principe repose sur trois piliers que Spotify répète à l’envi : consentement, crédit, rémunération. Un artiste doit accepter explicitement que ses titres entrent dans la moulinette. En échange, il est crédité et touche une part des revenus. Et chaque création est censée renvoyer l’auditeur vers l’enregistrement original, histoire de nourrir le catalogue plutôt que de le vider.

Reste la question du prix. L’outil arrivera sous forme d’option payante, en supplément de l’abonnement Premium. Une source de revenus de plus pour Spotify, une autre pour les ayants droit qui jouent le jeu.

Pour l’instant, rien n’est ouvert au grand public. La plateforme parle d’un « aperçu de recherche » réservé à une poignée d’utilisateurs, sans date de lancement ferme ni catalogue complet dès le départ. On imagine déjà les débats sur la frontière entre hommage et pillage, surtout quand la machine s’en mêle. Mais au moins, cette fois, les artistes ont le choix de monter dans le train ou de rester à quai.

Crédit photo : Spotify

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *