27 août 2026
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Threads ouvre enfin ses réglages parentaux, presque trois ans après son lancement

Meta vient de brancher Threads sur son Family Center, l’outil maison qui permet aux parents de garder un œil sur ce que font leurs ados. Le réseau texte de Meta existe depuis l’été 2023, il aura donc fallu attendre presque trois ans pour que la supervision parentale débarque. Mieux vaut tard que jamais.

Dans le détail, les parents peuvent voir combien de temps leur ado passe chaque jour sur l’appli, avec la moyenne de la semaine écoulée. Ils peuvent aussi fixer une limite quotidienne et couper l’accès à certains créneaux, le soir de semaine par exemple. Petit point malin, si l’ado jongle entre plusieurs appareils, le compteur additionne tout, histoire d’éviter les combines classiques.

Il y a également un mode veille. Entre 22h et 7h du matin, les notifications se taisent et une réponse automatique prévient les copains que la personne dort. Activé par défaut, ce qui n’est pas plus mal.

Côté confidentialité, les parents gardent la main sur qui peut identifier leur ado dans des posts et sur les préférences de contenu sensible. Rien de révolutionnaire, on retrouve à peu près ce que Meta propose déjà sur Instagram, mais au moins la logique est cohérente d’une appli à l’autre.

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Le vrai nerf de la guerre, c’est le seuil des 16 ans. Les comptes ados sont privés par défaut et voient un fil filtré. Désormais, ce sont les parents qui décident si un mineur de moins de 16 ans a le droit d’assouplir ces protections. En clair, l’ado ne peut plus rendre son compte public en douce sans validation.

Sauf que voilà, il y a un hic pour nous. Tout ça démarre aux États-Unis, et Meta ne parle que d’une expansion vers d’autres régions plus tard, sans date ferme pour la France. On connaît la chanson.

Le calendrier n’a rien d’un hasard. Un peu partout, les régulateurs serrent la vis sur les mineurs et les réseaux. On a vu la Nouvelle-Zélande tenter d’interdire l’accès avant 16 ans, l’Europe pousse la vérification d’âge avec le DSA, et la France agite régulièrement le sujet. Sortir des outils parentaux avant qu’une loi ne vous les impose, c’est toujours plus confortable.

Reste que des réglages, aussi complets soient-ils, ne remplacent pas une vraie conversation à la maison. Un ado motivé trouve presque toujours la faille. Mais bon, donner aux parents un tableau de bord clair, c’est déjà un point de départ correct.

Crédit photo : Threads / Meta

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