Meta teste une idée qui a de quoi faire tiquer pas mal de gestionnaires de pages. L’entreprise limite à deux par mois le nombre de publications contenant un lien vers un site extérieur. Au-delà, il faut passer à la caisse.
La restriction vise les Pages et les comptes en mode professionnel. Autrement dit les commerçants, les médias, les associations, les créateurs, bref tous ceux qui se servent de Facebook pour ramener du monde vers leur boutique, leur blog ou leur newsletter. Deux liens dans le corps d’un post sur trente jours, pas un de plus, sauf si vous êtes abonné à Meta Verified.
Et Meta Verified, ça se paie. Pour un compte pro, la facture grimpe selon les formules, de quelques euros par mois à plusieurs centaines pour les offres les plus complètes. En échange, vous récupérez le badge, un peu de protection contre l’usurpation, un support prioritaire et donc le droit de poster plus de liens. La visibilité redevient un abonnement.
Il reste quelques échappatoires. Un lien glissé en commentaire ne compte pas dans le quota, du moins pour l’instant, parce que Meta teste aussi de fermer cette porte-là. Et surtout, envoyer les gens vers Threads, Instagram ou WhatsApp ne coûte rien. Vous l’aurez compris, tant que vous restez dans la maison Meta, la circulation est libre. C’est dès que vous pointez vers le web ouvert que le compteur tourne.
Pour ceux qui gèrent une page pro et doivent désormais composer avec ce genre de règles, il existe des guides pratiques bien faits.
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Officiellement, l’entreprise explique juste vouloir vérifier si publier davantage de liens apporte une vraie valeur aux abonnés Meta Verified. La formulation est jolie. En pratique, le calcul est plus simple : chaque clic qui sort de Facebook, c’est une paire d’yeux en moins pour la pub et un peu moins de données à récolter. Le lien sortant est devenu l’ennemi du modèle.
Meta se défend en rappelant que les posts avec liens pèsent moins de 3 % du contenu vraiment vu sur le réseau. Sauf que voilà, pour un petit média ou un artisan qui n’a pas les moyens de payer, ces deux liens mensuels changent tout. On est loin de l’époque où Facebook se rêvait en carrefour du web.
Le test est encore limité, rien n’est gravé dans le marbre. Mais la direction est claire, et elle ne va pas vraiment dans le sens de l’internet ouvert.
Crédit photo : Facebook
