OpenAI vient de faire ce que beaucoup redoutaient depuis le début : glisser de la publicité dans ChatGPT. Le test a démarré en Inde, et il vise les utilisateurs de la version gratuite ainsi que ceux du forfait Go, facturé 399 roupies par mois, soit environ 4 dollars. Les abonnés Plus, Pro, Business, Enterprise et Education, eux, continuent d’utiliser l’assistant sans la moindre annonce. Payer, c’est acheter la paix.
La pub apparaît sous les réponses de ChatGPT, et seulement quand un produit ou un service sponsorisé colle vraiment à ce que vous venez de demander. OpenAI promet des encarts clairement labellisés, séparés visuellement de ses réponses, histoire qu’on ne confonde pas un conseil de l’IA avec un message payé. Les sujets sensibles restent à l’écart : santé, santé mentale, politique, rien de tout ça. Il faut aussi être connecté à son compte et avoir 18 ans au minimum.
Pourquoi l’Inde ? Parce que c’est l’un des plus gros marchés de ChatGPT au monde, avec plus de 100 millions d’utilisateurs actifs chaque semaine début 2026. Le terrain idéal pour roder le système avant de l’étendre ailleurs. OpenAI démarre avec une cinquantaine de marques, et ouvre le 4 septembre un outil en self-service qui permettra à n’importe quel annonceur de lancer ses propres campagnes, avec un budget plancher de 725 roupies par jour, à peu près 7,60 dollars. La porte est grande ouverte, donc.
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Derrière tout ça, il y a évidemment l’argent. OpenAI a déjà généré 6,7 milliards de dollars de chiffre d’affaires sur le seul deuxième trimestre 2026, mais l’entreprise prépare son entrée en Bourse, attendue l’an prochain, et cherche un socle de revenus plus large que les seuls abonnements. La publicité, ce vieux moteur du web gratuit, revient au galop.
Pour l’instant, rien de tout ça n’est prévu officiellement en France, ni ailleurs en Europe. L’Inde fait figure de premier pays où OpenAI ouvre vraiment les vannes, sans doute parce que c’est plus commode d’expérimenter loin des régulateurs européens. Mais le signal est clair. Le modèle du gratuit financé par la pub, qu’on croyait réservé aux réseaux sociaux et aux moteurs de recherche, débarque dans l’assistant IA que des centaines de millions de gens interrogent tous les jours. Sam Altman a longtemps affiché sa réticence face à la pub dans ChatGPT. Visiblement, ça n’a qu’un temps.
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