Vous êtes déjà tombé sur un compte Instagram avec une créatrice au sourire parfait, des photos léchées, des milliers d’abonnés, avant de comprendre trois posts plus tard que la personne n’existe pas ? Instagram a décidé de s’attaquer au problème.
La plateforme a annoncé fin août un nouveau label baptisé « AI-generated profile », c’est-à-dire « profil généré par IA ». Il remplace l’ancien « AI Creator », jugé trop flou, et vient s’afficher sur les comptes dont la personne mise en avant a été créée, ou en grande partie créée, par une intelligence artificielle. On parle bien des influenceuses et influenceurs virtuels, ces personnages entièrement fabriqués qui se font passer pour de vrais humains.
Le point important, c’est ce qui arrive à ceux qui refusent de jouer le jeu. Un compte de ce type qui ne colle pas l’étiquette perd sa place dans les recommandations. Concrètement, Instagram cesse de le proposer aux internautes qui ne le suivent pas encore, dans les Reels comme dans l’onglet Explorer. Vos abonnés actuels continuent de voir vos publications, mais la machine à faire grossir une audience, elle, se coupe.
À l’inverse, jouer franc-jeu ne coûte rien. Un compte qui affiche correctement le label ne sera pas pénalisé juste parce qu’il met en scène un personnage artificiel. Et pour lever un malentendu fréquent : un créateur bien réel qui utilise l’IA comme outil, pour retoucher ses photos, peaufiner ses légendes ou générer un visuel, n’a pas besoin de cette mention. La règle vise le visage, pas les coulisses.
Pour celles et ceux qui préfèrent se filmer eux-mêmes plutôt que de laisser une IA fabriquer un visage, un kit d’éclairage fait déjà une vraie différence :
Ring light 10" avec trépied 1m60 → voir sur Amazon
Lien affilié Amazon. En tant que Partenaire Amazon, je réalise un bénéfice sur les achats remplissant les conditions requises.
La justification de Meta tient en une phrase, et elle est plutôt sensée. Les gens n’aiment pas découvrir qu’un profil qui semblait humain montre en fait une personne générée par IA. Ils veulent, dit la maison, que l’information soit affichée clairement avant ou pendant qu’ils consultent le compte.
Côté déploiement, les comptes déjà porteurs de l’ancien label reçoivent une invitation à confirmer que la nouvelle mention s’applique, ou à la retirer si ce n’est pas le cas. Les autres peuvent activer eux-mêmes le réglage depuis l’édition de leur profil.
Reste une inconnue de taille : tout repose encore sur la bonne foi des créateurs, à qui l’on demande de se dénoncer eux-mêmes. Les faussaires les plus motivés, ceux qui montent des comptes de rencontre bidon ou de fausses gourous du bien-être, n’ont pas franchement intérêt à lever la main. Instagram parie que la menace sur la visibilité suffira à les faire rentrer dans le rang. On demande à voir.
Crédit photo : Instagram
