Depuis lundi, un nouveau contact peut apparaître dans vos conversations Threads : Meta AI, le chatbot maison. Le déploiement a commencé le 27 juillet à l’échelle mondiale, et il concerne cette fois les messages privés du réseau, pas le fil public.
Le principe est simple. Vous ouvrez une discussion avec l’assistant comme vous le feriez avec un ami, vous lui envoyez une publication Threads, une image, un lien ou une vidéo, et vous enchaînez les questions pour creuser le sujet. L’idée de Meta, c’est que vous n’ayez plus besoin de quitter l’appli pour aller demander la même chose à ChatGPT ou à Gemini.
Threads, pour rappel, c’est le concurrent de X lancé par Meta à l’été 2023. Le réseau a passé la barre des 500 millions d’utilisateurs mensuels en juin, contre 400 millions un an plus tôt. Les messages privés, eux, sont arrivés assez tard : à l’été 2025 seulement, puis en Europe à l’automne, et sur la version web au printemps 2026. C’est donc dans une messagerie encore jeune que l’IA vient s’installer.
Envie de comprendre ce que ces assistants comme Meta AI ou ChatGPT ont vraiment dans le ventre ? Ce petit guide fait le tour de la question sans jargon.
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Rien de très nouveau sous le soleil, en réalité. Meta AI traîne déjà dans les DM de Facebook, d’Instagram et de WhatsApp. Threads était le dernier grand service du groupe à ne pas l’avoir, la boucle est donc bouclée. Derrière, la logique reste toujours la même : garder les utilisateurs à l’intérieur de l’écosystème Meta, et surtout loin des assistants concurrents.
Bonne nouvelle quand même, l’assistant reste dans les messages, là où vous allez le chercher. Vous pouvez couper le contact @meta.ai, répondre « Ça ne m’intéresse pas » sur ses publications, ou masquer ses réponses quand elles s’invitent sous vos posts. On est loin de l’IA imposée dans le fil, ce test que Meta continue de mener dans quelques pays et qu’Adam Mosseri, le patron d’Instagram et de Threads, assume sans détour : si l’IA dans le fil vous dérange, à vous de ne pas la regarder.
Reste la vraie question, celle du privé. Discuter avec un chatbot dans une fenêtre estampillée « messages privés » a beau être pratique, ça brouille un peu la frontière entre la conversation entre humains et la conversation avec une machine de Meta. En France et dans l’Union européenne, où la fonction est désormais accessible, ce genre de détail finit rarement dans les mémoires… mais rarement pour rien non plus.
Crédit photo : Meta
