Le 5 août 2026, Disney et TikTok ont signé un accord de partage de contenu que les deux groupes présentent comme une première mondiale. En clair, les créateurs qui s’inscrivent au programme pourront piocher, en toute légalité, dans les catalogues de Pixar, Marvel, Star Wars et FX pour fabriquer leurs vidéos. Des centaines de films et de séries deviennent une boîte à outils officielle, là où le moindre extrait finissait souvent en réclamation pour droits d’auteur.
L’autre versant de l’accord est plus surprenant. Une sélection de ces vidéos ne restera pas sur TikTok : elle sera diffusée dans Verts, le fil vertical que Disney+ a ajouté à son application mobile en mars dernier. C’est la première fois que du contenu TikTok apparaît nativement sur une autre plateforme. Résultat, Disney+ se transforme un peu en réseau social, avec un onglet où l’on fait défiler des clips courts au lieu d’enchaîner les épisodes.
Pour orchestrer tout ça, Disney lance le Creator Ambassador Program, un système à paliers. Les créateurs qui marchent le mieux récupèrent de la visibilité supplémentaire, des invitations à des événements fermés et un accompagnement de carrière. On reconnaît la mécanique classique des plateformes, qui fidélisent leurs têtes d’affiche à coups d’avantages plutôt que de chèques.
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Derrière la manœuvre, il y a des chiffres qui parlent. Les utilisateurs de TikTok publient environ 6,5 millions de posts liés au cinéma et aux séries chaque jour, et près d’un sondé sur deux dit avoir regardé un film ou une série après l’avoir découvert sur l’application. Disney récupère donc une machine à prescription gratuite. Et TikTok gagne une légitimité bienvenue, alors que la plateforme reste sous pression réglementaire aux États-Unis.
Le mouvement n’est pas isolé. La vidéo verticale s’installe partout : Peacock et Paramount+ proposent déjà des séries pensées pour le format portrait, Netflix a lancé ses Clips. Disney arrive quand même avec un avantage, un catalogue que le monde entier connaît par cœur.
Reste la question qui fâche par chez nous. Le pilote démarre aux États-Unis dans les prochains mois, et les autres marchés suivront plus tard, sans calendrier annoncé. La France devra donc patienter. En attendant, on regardera surtout si laisser les fans remixer Dark Vador rapporte vraiment à Disney, ou si ça finit par diluer des marques que la firme protège d’habitude comme un coffre-fort.
Crédit photo : The Walt Disney Company
