C’est pour ce lundi 28 septembre. Un nouveau réseau social baptisé Epsilon ouvre ses portes, et il arrive avec un argument que tout le monde répète mais que presque personne ne tient : pas d’algorithme manipulateur, pas de piège à attention, pas de revente de vos données.
Le projet est 100 % européen. Les serveurs sont en Europe, la technologie aussi, et les données des utilisateurs restent sur le continent, RGPD oblige. Sur le papier, c’est exactement l’inverse du modèle qui a fait la fortune des géants américains.
Dans la forme, Epsilon ressemble à du microblogging, façon X. Vous postez, vous suivez, vous discutez. La grosse différence se joue sur le fil d’actualité : ici, ce n’est pas une machine qui décide ce que vous voyez pour vous garder scotché le plus longtemps possible. Ce sont vos sujets favoris, que vous gardez sous contrôle. L’idée, c’est de rendre le truc vivant sans le rendre accro.
Côté modération, la plateforme joue la carte hybride : une IA filtre en premier les contenus sensibles, et des humains prennent le relais dès qu’il y a un doute. Ni tout-automatique, ni tout-manuel.
Envie de reprendre la main sur vos données bien avant de tester un nouveau réseau ? Ce guide fait le tour des bons réflexes.
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Ses fondateurs ne se racontent pas d’histoires sur le rapport de force. « On ne va pas forcément pouvoir lutter contre les géants du secteur sur le terrain économique, mais nous voulons donner un espace aux Européens », résume Stéphane Dubreuil, l’un des cofondateurs. La promesse maison tient en une phrase : un réseau peut être vivant sans être addictif, sûr sans être autoritaire, et ouvert sans être chaotique.
Reste la vraie question, celle qui a enterré tant de belles alternatives avant lui : est-ce que les gens vont venir ? Parce que sans publicité ciblée et sans revente de données, il faudra bien financer les serveurs d’une manière ou d’une autre, et le sujet du modèle économique est pour l’instant assez flou.
Epsilon n’est pas seul sur ce créneau. Un autre réseau européen, eYou, a été lancé au printemps avec exactement les mêmes intentions, sans faire trembler personne pour le moment. C’est un peu le problème de fond de ces plateformes éthiques : elles cochent toutes les bonnes cases sur la vie privée, mais un réseau social sans vos amis dessus, ça reste une place vide.
On verra lundi ce que ça donne vraiment. En tous cas, l’intention est bonne.
Crédit photo : Epsilon
