Il y a des semaines plus calmes que d’autres dans la tech. Celle qu’a vécue OpenAI restera dans les annales. En quelques jours, Sam Altman, cofondateur de l’entreprise et visage de ChatGPT, a été évincé de son poste de PDG, puis rappelé comme si de rien n’était. Un scénario digne d’une série, sauf que c’était bien réel.
Tout commence par une décision aussi soudaine qu’inattendue. Le conseil d’administration d’OpenAI met Altman dehors, évoquant des doutes sur sa fiabilité. L’annonce provoque une véritable onde de choc dans le secteur. Des dirigeants par intérim sont désignés en catastrophe pour assurer la transition, et la suite ne se fait pas attendre : une grande partie des employés menace de claquer la porte pour suivre leur patron déchu. Le navire prend l’eau de toutes parts.
Microsoft, qui a investi plus de 10 milliards de dollars dans OpenAI, ne reste pas spectateur. Le géant de Redmond propose aussitôt à Altman de prendre la tête d’une nouvelle division dédiée à l’intelligence artificielle. Un filet de sécurité confortable, qui en dit long sur la valeur que Microsoft accorde à l’homme. Et le marché ne s’y trompe pas, puisque la manœuvre profite à l’action de l’entreprise.
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Puis, coup de théâtre. Quelques jours seulement après son éviction, Altman fait son retour comme PDG. OpenAI annonce un accord de principe, accompagné d’un conseil d’administration renouvelé, avec notamment Bret Taylor, Larry Summers et Adam D’Angelo. Celui qu’on avait poussé vers la sortie revient en position de force, le conseil qui l’avait viré largement remanié au passage.
Altman, lui, affiche son attachement à OpenAI et à sa mission, et insiste sur l’importance du partenariat avec Microsoft. Satya Nadella, le patron de Microsoft et actionnaire minoritaire, a clairement pesé dans le dénouement. En quelques jours, le rapport de force s’est totalement inversé.
Au-delà du feuilleton, l’épisode pose une vraie question. Qui dirige réellement OpenAI, et au nom de quoi ? La crise a révélé les tensions entre la mission affichée de l’entreprise, sa quête de financements et le poids grandissant de Microsoft. Sam Altman est revenu plus solide que jamais, mais ces cinq jours de chaos ont montré à quel point l’équilibre, derrière les promesses sur l’IA, restait fragile.
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