Le pouce vers le bas des Shorts vit ses derniers jours. YouTube a commencé à le faire disparaître complètement de ses vidéos verticales, et dans la foulée le classique pouce levé cède sa place à un petit cœur, comme sur TikTok et Instagram. La plateforme, qui revendique quelque 200 milliards de vues quotidiennes sur ce format, parle d’une façon plus juste de dire qu’une vidéo vous a vraiment touché.
Le changement a été annoncé fin juin et se déploie région par région, à un rythme un peu chaotique. Certains internautes voient déjà le cœur seul, d’autres se retrouvent avec le cœur ET l’ancien pouce vers le bas côte à côte, ce qui donne un résultat assez bancal. En France, c’est encore plus flou : la lecture en 2x est arrivée il y a quelques semaines, mais le dislike, lui, tient toujours bon. Bref, tout le monde n’est pas logé à la même enseigne.
Pour l’instant, ce basculement ne concerne que les Shorts. Les vidéos classiques gardent leur bon vieux pouce bleu, et rien ne dit que YouTube ira jusqu’à uniformiser tout ça. On reste donc sur une plateforme à deux vitesses, avec un langage d’un côté et un autre en face.
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Reste une vraie question pour l’utilisateur : comment on dit à YouTube qu’une vidéo ne nous intéresse pas, maintenant que le bouton dédié s’en va ? La réponse tient dans deux options déjà présentes dans le menu, « Pas intéressé » et « Ne plus me recommander cette chaîne ». C’est plus précis qu’un simple pouce vers le bas, mais aussi plus caché, et il faut penser à aller les chercher. Le dislike servait surtout à calmer un flux qui déraille ; il va falloir changer ses habitudes.
YouTube en profite pour glisser deux autres nouveautés. Un mode « écran épuré » qui masque toute l’interface d’un geste, pratique quand on veut juste regarder sans être noyé sous les boutons. Et une lecture accélérée en gardant le doigt appuyé, verrouillable d’un glissement vers le bas. La plateforme teste aussi des animations de cœur qui changent selon le contenu, empreintes de patte, têtes de chat, ampoules.
Au fond, YouTube aligne ses Shorts sur les codes de la concurrence : que du positif affiché, la modération renvoyée dans les réglages. Plus doux en apparence, un peu moins transparent dans les faits.
Crédit photo : YouTube
